« 45 minutes, top chrono » — communication de crise multi-supports
Défi du jour : un bad buzz ne prévient pas. Vous avez 45 minutes, quatre écrits à produire, dans l'ordre, et un chronomètre projeté au tableau.
Difficulté : (5/5)
Contexte professionnel simulé
Vous êtes en cellule de crise chez Kaïros Communication pour un client fictif, dont le scénario précis est tiré au sort en début de séance parmi plusieurs possibilités : une publicité récente mal interprétée par une partie du public, un incident de sécurité sur un produit repéré par un client, un retard de livraison massif en pleine période de fêtes, ou une erreur de communication maladroite publiée par mégarde sur les réseaux sociaux du client. Quelle que soit la version tirée au sort, la mécanique est la même : l'affaire commence tout juste à circuler en ligne, les premiers commentaires inquiets ou moqueurs apparaissent, et personne à l'agence ne sait encore si cela va rester anecdotique ou s'emballer. Le directeur de l'agence, injoignable pour l'instant, a laissé une seule consigne avant de partir en rendez-vous : ne rien publier qui ne pourrait pas être assumé publiquement demain matin. Dans deux heures, l'affaire peut être reprise par un média local, voire national.
La mission
Volontairement surabondante : allez aussi loin que le temps le permet.
-
1
T+0 — La note interne
Message bref aux équipes : que s'est-il passé, que dit-on à l'extérieur, que ne dit-on surtout pas encore. 80 mots maximum.
-
2
T+10 — Le post public de premier réflexe
Réseaux sociaux de la marque : accuser réception publiquement sans paniquer ni se dédouaner, en attendant d'en savoir plus.
-
3
T+20 — La réponse à un commentaire agressif
Un client insulte la marque en commentaire public. Vous répondez : ni mépris, ni soumission.
-
4
T+35 — Le brouillon de communiqué si l'affaire s'aggrave
Une version prête à activer si un média appelle dans l'heure : factuelle, responsable, sans promesse intenable.
Contraintes de jeu
- Vous n'inventez aucune information pour rassurer : mieux vaut écrire « nous vérifions » qu'un mensonge qui explosera demain.
- Vos quatre écrits racontent la même histoire, avec un niveau de détail croissant — sans jamais se contredire.
- Vous n'utilisez jamais « nous prenons cela très au sérieux » sans l'accompagner d'une action concrète et vérifiable.
- Le chronomètre est réel : ce que vous n'avez pas fini au top est rendu tel quel — comme en vraie cellule de crise.
Pour aller plus loin
Si vous avez fini avant les autres.
- Rédigez volontairement la version « ce qu'il ne faut jamais écrire » du post public (sur-promesse, ironie déplacée, silence trop long) pour cartographier les pièges avec la classe.
- Écrivez le message que la marque enverra 48 heures plus tard pour clore l'épisode et annoncer les mesures prises.
- Simulez trois commentaires supplémentaires (le sceptique, le fidèle qui défend la marque, le troll) et répondez à chacun différemment.
Livrable attendu
4 écrits produits dans l'ordre, en 45 minutes chronométrées.
Correction automatique
L'orthographe, la grammaire et la syntaxe de vos quatre écrits sont vérifiées automatiquement dès la remise — une faute dans un message de crise publié dans l'urgence aggrave la crise, ce n'est pas un détail.
Critères de correction (fond)
-
30 % — La chronologie des quatre messages est cohérente et sans contradiction.
-
25 % — Le ton reste responsable sans jamais sombrer dans la panique ou l'arrogance.
-
25 % — Aucune promesse intenable n'a été faite pour calmer le jeu à court terme.
-
20 % — Un lecteur extérieur, non briefé, comprendrait la situation en lisant les quatre écrits.